+ Afficher le menu

L'Atelier de Claire & Gabriel


Des modèles colorés


L’Atelier de Claire & Gabriel, nous l’avons découvert il y a six années en nous rendant au marché de Chambéry, avides de nous reconnecter aux producteurs locaux. Ainsi, au fil des saisons, nous avons salué le couturier, nous arrêtant même parfois pour acheter une chemise aux motifs originaux , une robe en lin légère ou un pantalon fait sur mesure. La simplicité des modèles et la gaieté des couleurs attiraient l’œil des badauds.

L’Atelier de Claire & Gabriel ne propose pas seulement de retoucher vos vêtements. Il est même plutôt là pour présenter ses trésors : vêtements pour enfants et pour adultes confectionnés après une journée de travail ou pendant les heures de marché. Que l’air soit tropical, désertique ou glacial, des mains expertes œuvrent derrière une machine à coudre Singer (modèle 1905).


machine singer 2






En quête de qualité


Ce qui nous a donné envie de solliciter cet atelier, c’est non seulement cette volonté évidente de créer coûte que coûte, mais aussi le constat d’une évolution dans la réalisation des vêtements hauts en couleur.

Car, à n’en pas douter, l’Atelier de Claire & Gabriel aime apporter ses touches personnelles à la palette du quotidien. Ses vêtements invitent aux festivités. D’ailleurs, c’est un secret, Gabriel est un adepte de l’accordéon et il ne résiste pas à quelques pas de danse sur des rythmes endiablés. Non seulement l’atelier ne cesse d’évoluer, en étant à l’écoute des clients, mais il part en quête de tissus de qualité, ce qui, dans un monde ultra-libéral, n’est pas une mince affaire !

Mais dans cet atelier, on est cabochard si bien qu’on a fini par dénicher des filières françaises pour proposer des vêtements en lin. S’il n’a pas de label écologique, l’Atelier de Claire & Gabriel n’ignore pas pour autant la consommation excessive d’eau pour la production du coton. Le lin est donc une excellente alternative.


coton

L'impasse du coton...


Le coton correspond au moins à 40 % de la production textile mondiale. Or, la culture du coton est l’une des plus polluantes au monde. En 2016, 64% du coton cultivé dans le monde était génétiquement modifié. Et la teinture est une étape critique. Si les colorants avec métaux lourds et le formaldéhyde sont interdits en Europe, il n’y a souvent pas de contrôles sur les produits importés. Et ces produits contaminent les vêtements en résidus toxiques, polluent l’air, les sols, et les eaux à la sortie des usines.

L’empreinte « eau » moyenne de la fabrication de coton est de 10 000 litres par kilogramme.

Cela signifie qu’un T-shirt de 250 grammes requiert environ 2 500 litres d’eau ; un jean de 800 grammes nécessite 8 000 litres rien que pour l’irrigation...

(source :https://www.natura-sciences.com/environnement/impacts-environnementauxindustrie-textile.html)

Tradition et engagement


L’Atelier de Claire & Gabriel n’échappe pas aux difficultés et paradoxes liés à la mondialisation. Pour permettre à une majorité de clients de s’offrir un caleçon original, cousu avec enthousiasme, le couturier décline son offre en coton. C’est sa volonté d’évoluer et sa quête de qualité qui lui ont permis de travailler avec des fournisseurs français. Mais le chemin de la transparence et de la traçabilité est encore long. Chaque acteur de la production doit s’engager dans la voie de la souveraineté : reconquérir une production locale et saine. Car, ne l’oublions pas, la France a eu une place privilégiée dans le domaine du textile.

Avec sa machine Singer 1905, l’Atelier de Claire & Gabriel renoue avec la tradition des paysans autonomes. Sur le marché, il donne sens à l’artisanat qui fait un pied de nez à l’économie libérale. Il crée devant nous et vend directement le produit de son imagination fertile. Il n’est asservi à aucun intermédiaire, même s’il subit inévitablement l’histoire du textile français. Avec l’Atelier de Claire & Gabriel, nous retrouvons le village et son économie à échelle humaine.




L'espoir d'une éthique


L'Atelier de Claire & Gabriel rappelle la riche histoire du textile en France. Le Nord, l’Est et la région Rhône-Alpes sont le berceau de cette filière qui a été laminée par l’importation massive de produits asiatiques. Beaucoup d’entre nous ont entendu parler des canuts (soie) de Lyon ou de la dentelle de Calais, ce savoir-faire ancestral mis à mal par la consommation de produits « bon marché » dès les années 60-70. Contrairement aux produits de bouche, il n’existait pas d’A.O.C.(Appellation d’Origine Contrôlée) ou d’A.O.P. (Appellation d’Origine Protégée) pour le textile avant la création d’un label fédérateur Terre Textile en 2016. Cette garantie de qualité regroupe en fait quatre labels départementaux ou régionaux. Car l’étiquetage « made in France » n’est pas satisfaisant : il ne valorise que la confection. Or les tissus et traitements d’un vêtement confectionné en France sont réalisés à l’autre bout de la planète, sans possibilité de traçabilité. D’anciens acteurs du textile dénoncent d’ailleurs la mascarade des labels à répétition. Espérons donc qu’il y ait de sérieux philanthropes dans la filière…


les canuts



Le textile en France

Avec l’essor de la machine à coudre après 1829, l’industrie textile a connu une forte expansion en France au milieu du XIXe siècle avec l’apparition de la Haute Couture. Parallèlement, la distribution s’est organisée via les grands magasins.

Au XXe siècle, le développement des fibres synthétiques a fait basculer la moitié de la production française vers des usages non vestimentaires. La seconde moitié du XXe siècle a signé la fin de cet Âge d’or avec la mondialisation, qui s’est accélérée à partir des années 90. Une délocalisation massive de la production s’est ainsi organisée, avec de graves conséquences sur l’emploi.

La région Rhône-Alpes est la première région française du textile. Durement frappée par la crise, elle a perdu 50% de ses effectifs entre 1993 et 2008. Traditionnellement tournée vers le tissage de la soie, elle est devenue le leader français des textiles techniques et industriels, dont elle réalise 70% du chiffre d’affaires national.


(source : https://www.france-industrie.pro/industrie-textile-2/)



Le lin : plante vertueuse


Avant de devenir textile, le lin est une plante herbacée qui a besoin d’un climat tempéré et humide pour bien grandir. L’Europe est donc une zone idéale pour le cultiver, notamment les littoraux de la Belgique, des Pays-Bas et de la France.

Le lin est une matière naturelle qui n’a ni besoin de pesticides, ni de beaucoup d’eau pour s’épanouir. Toutefois, sa culture 100% naturelle est délicate : la plante ne doit pas être exposée à trop d’humidité ou à trop de chaleur.

Le lin présente de nombreux avantages : léger, résistant, absorbant, il est aujourd’hui de plus en plus utilisé dans le secteur textile. Sa capacité d’absorption (il peut absorber jusqu’à 20% d’humidité), plus importante que celle du coton, en fait un tissu de choix pendant l’été. Le lin apporte une fraîcheur naturelle aux vêtements sans se déformer.

Longtemps utilisé par les Égyptiens pour l’embaumement des défunts, le lin connaît aujourd’hui de multiples usages. Réputé pour sa fibre solide et légère, l’industrie l’utilise aujourd’hui pour absorber les vibrations, isoler et renforcer ses matériaux composites.

lin annuel bleu
culture du lin

La France et le lin


Depuis les années 1980 et la crise de l’industrie textile française, sa transformation en vêtement a été délocalisée. Si la France est le premier pays producteur de lin (80 % de la production mondiale), elle le vend souvent à des pays comme la Chine et l’Inde pour qu'il soit transformé.

Aujourd’hui, 2/3 de la production mondiale de lin teillé* provient d'Europe. En France, le lin est cultivé en Seine-Maritime, dans le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l’Oise, l’Eure et le Calvados. La France est reconnue pour son lin haut de gamme aux fibres fines et résistantes.

Mais encore une fois, la transformation du lin par les géants du textile altère son caractère écologique initial.

Les vendeurs sont prêts à tout pour vendre à bas coûts : choix de fibres de mauvaise qualité, traitements et teintures chimiques. Grâce aux labels de certification, le consommateur peut, en principe, se tenir informé de l’origine et du traitement de sa fibre et ainsi mieux orienter ses choix pour une mode éthique et responsable.

*Le teillage est une opération mécanique qui consiste dans un premier temps à séparer les graines des pailles. Dans un deuxième temps, le teillage permet de séparer les fibres de la paille et les fibres entre elles.

(Source : https://www.wedressfair.fr/matieres/lin)

Valoriser le lin


L’Atelier de Claire & Gabriel a à cœur de valoriser le lin qui a une place marginale dans la production mondiale de fibres naturelles alors qu’elle ne nécessite pas d’irrigation et qu'un hectare de lin retient chaque année 3,7 tonnes de CO2.

Pour le moment, l’Atelier de Claire & Gabriel confectionne des vêtements pour adultes, mais il compte bien développer toute une ligne de vêtements en lin certifié d’origine France*

Lemaitre Demeestere (1835)*pour le lin coloré et Tissushop* pour le brut


11 calecons 1634295713052


Privilégier

le circuit court


L’Atelier de Claire & Gabriel est honnête et il annonce la couleur : l’origine du lin n’est pas forcément mentionnée par certains fournisseurs. Aussi il informe naturellement ses clients dans la description de ses articles lorsque cette donnée fait défaut. Le lin provient essentiellement de la Belgique et de la France, ce qui garantit un circuit court.

À défaut d’avoir un label écologique, l’Atelier de Claire & Gabriel se fixe des objectifs respectables et respectueux. C’est ainsi qu’il s’est rapproché de l’association Lin et chanvre bio afin de pouvoir participer pleinement au Nouveau Monde.

http://lemaitre-demeestere.com/fr/ et https://www.tissushop.fr/tissu-lin/crw-111

Textile et régions françaises


Au niveau national, la région des Vosges a une renommée qui ne se dément pas dans la sphère du luxe. Le linge de maison, travaillé depuis le Moyen-Âge, est très apprécié dans les palaces du monde entier. C’est au XVIIIe siècle que cette région s’est orientée vers l’industrie cotonnière. Mais avant cela, laine, lin et chanvre étaient travaillés par les tisserands pour confectionner des draps de lit, des nappes et des toiles pour le linge de corps. Les toiles de lin étaient lessivées à la cendre de bois, puis étendues sur l’herbe et fréquemment arrosées afin que le blanchiment s’opérât . Cette technique de blanchiment a été abandonnée avec la découverte de la chimie moderne dans les années 1950.

Le territoire alsacien a également développé des usines de filature. Teintures et impressions sont le fleuron de cette région. Le secteur du textile fut ainsi le premier employeur en Alsace jusqu’en 1975. Les couleurs chatoyantes des fils à broder D.M.C. (Dollfus-Mieg et Compagnie) sont un héritage direct du XVIIIe siècle. Et au cours du XXe siècle, cette entreprise fut l’un des plus grands groupes de textile européens.

Le Nord de la France, outre sa fameuse dentelle, s’est illustré avec le prêt-à-porter confectionné à Roubaix, considérée comme la capitale du textile en 1900. De cette région, on connaît également les motifs Jacquard. Du nom de son inventeur lyonnais, ce nouveau métier à tisser offrait une mécanique placée au-dessus du métier, laquelle permettait une lecture sur carton perforé du dessin à exécuter sur le tissu de soie. Dans les années 60, l’industrie textile était le plus gros employeur de la région, devant les industries minières et de l’automobile. Lin, laine et jute étaient les principales matières premières avant le choc pétrolier de 1973 qui a vu l’émergence des matières synthétiques et l’arrivée de plus en plus agressive de produits « made in Asia ».

La région Rhône-Alpes n’est pas en reste, avec le travail de la soie depuis le XVIIe siècle. La soierie est officiellement implantée à Lyon sous l’impulsion de François Ier, après la première tentative infructueuse de Louis XI. Aujourd'hui, seuls quelques métiers à bras subsistent pour répondre aux besoins de commanditaires prestigieux, ou pour les musées nationaux.

La Loire, elle, est réputée pour ses bonneteries. La bonneterie ne fait pas référence uniquement au bonnet ; il s’agit du travail de la maille en général.

Enfin, on ne peut faire l’impasse sur la manufacture bretonne avec ses célèbres chandails marins…

Tous ces trésors ont été charriés par les courants libéraux, mais de nouvelles marques apparaissent ici et là, soucieuses de préserver la souveraineté nationale et la qualité qu’elle implique.


(source : https://www.marques-de-france.fr/les-berceaux-de-lindustrie-textile-francais/)


De la Crise à la relocalisation ?



En France, entre 1986 et 2004, le secteur textile a perdu 2/3 de ses effectifs. En 2007, il employait 150 000 personnes (86 000 dans le textile, 61 000 dans l’habillement) réparties dans 8 000 entreprises. Ajoutons 120 000 personnes qui travaillent dans les enseignes de distribution de l’habillement. Ces dernières années, la tendance s’inverse : les exportations sont en hausse, la production progresse légèrement, tout comme la productivité.

En 2017, pour la première fois depuis 40 ans, l’Union des Industries Textiles relève une augmentation des effectifs de 3,6% (2000 emplois). La progression des textiles techniques, ainsi qu’une spécialisation vers le haut de gamme sont des motifs d’espoir pour l’avenir.

La région Rhône-Alpes est la première région française du textile. Durement frappée par la crise, elle a perdu 50% de ses effectifs entre 1993 et 2008. Traditionnellement tournée vers le tissage de la soie, elle est devenue le leader français des textiles techniques et industriels, dont elle réalise 70% du chiffre d’affaires national.

La région du Nord-Pas-de-Calais s’est quant à elle développée dans l’industrie lainière, la filature du coton et du lin. Mais la majorité des entreprises ont fermé leurs portes, et le secteur s’est lui aussi réinventé via les textiles techniques.

Dans les Vosges, on dénombre 2 500 salariés alors qu’il y en avait 30 000 dans les années 70. Les ateliers de confection textile y représentent une grande part et les entreprises misent sur le savoir-faire et la recherche par les consommateurs de produits écologiques. Lin et coton bio sont à l’honneur, ainsi que la recherche et le développement pour promouvoir le tissage de fibres naturelles (chanvre, ortie). Ainsi, certaines entreprises relocalisent partiellement leur production, notamment en chaussettes et linge de maison.

Dans le textile et l’habillement, les importations restent la norme (85% des biens consommés sont produits à l’étranger). Cependant, le retour de la production locale est réel et beaucoup d’entreprises explorent la vente en ligne. La ville de Saint-Étienne s’est par exemple spécialisée dans le textile innovant et dédié au monde professionnel, notamment le secteur médical.

Cette nouvelle orientation repose sur la prise de conscience par les consommateurs de l’importance sociale de leurs achats, sur la primauté de l’écologie, sur le développement de la mode « éthique » et sur la nécessité de repenser la gestion des stocks.


(source : https://www.france-industrie.pro/industrie-textile-2/)


Paiement sécurisé
Commandez en toute sécurité
Livraison nationale et UE
Livraison en France, Suisse et UE
Service client
À vos côtés 7j / 7 !
Satisfait ou remboursé
14 jours pour changer d'avis

Inscription à la newsletter

Je n'ai pas de compte,
je m'inscris

error check_circle
error check_circle remove_red_eye
error check_circle remove_red_eye

J'ai déjà un compte,